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Les enjeux de la filière

La filière nucléaire française doit répondre à trois enjeux : la souveraineté énergétique et industrielle du pays, la compétitivité de la filière au sein de l'Europe et lutte contre le changement climatique (électrification). Le contrat stratégique de filière 2025-2028 constitue le cadre de la relance.

 

 

Une relance engagée depuis 2022

 

Le discours de Belfort a fixé les grandes orientations de la relance du nucléaire français. Les Conseils de politique nucléaire (CPN) successifs les ont depuis confirmées et complétées :

  • L’extension du parc historique à 60 ans et au-delà ;
  • Le programme EPR2, avec trois paires de réacteur à Penly, Gravelines et Bugey, pour une première mise en service prévue en 2038 et huit réacteurs additionnels en option ;
  • Le soutien aux petits réacteurs modulaires et aux réacteurs modulaires avancés (SMR/AMR), dans le cadre de France 2030 ;
  • La fermeture du cycle du combustible, à travers le développement des réacteurs de quatrième génération ;
  • Le renouvellement des usines du cycle du combustible, avec le programme Aval du futur d’Orano à La Hague (recyclage et entreposage des combustibles usés) ;
  • Le démantèlement des installations arrêtées et la gestion des déchets radioactifs, dont le stockage géologique profond (Cigéo).

 

 

Les trois enjeux de la relance du nucléaire

 

La performance industrielle, pour construire dans les délais, les coûts et la qualité attendus (EPR2, SMR, exploitation du parc) et fiabiliser une chaîne d’approvisionnement robuste, compétitive et collaborative.

Les compétences et l’emploi, avec un objectif de 10 000 recrutements par an (100 000 sur dix ans, dont deux tiers de techniciens), par la formation initiale, l’alternance et la reconversion, et avec une attention portée à l’attractivité et à la féminisation des métiers.

Le financement, pour sécuriser un programme EPR2 estimé à 72,8 Md€ (valeurs 2020), reposant sur un prêt bonifié de l’État couvrant 60 % du coût et sur un contrat pour différence de 40 ans, sous réserve de l’accord de la Commission européenne et de la décision finale d’investissement d’EDF attendue fin 2026.

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